Social Innovation Academy à Bilbao (II)

Ce séminaire est avant tout l’occasion de réseauter et de découvrir la diversité de défis sociaux et des solutions imaginées par des organisations de terrain, dans des contextes très différents : les régions dépeuplées de l’Italie rurale, les laissés pour comptes de la transition à marche forcée des pays du bloc de l’Est, de nombreuses idées d’applications digitales répondant spécifiquement aux besoins de catégories marginalisées de la population... Nous découvrons également une lauréate de la première édition, l’équipe organisatrice de la compétition qui explique les enjeux et le potentiel de l’économie sociale en Europe, la sensibilité des différents membres du jury et la vision d’un incubateur d’entreprises basques en compagnie d’entrepreneurs locaux.

Mais pour les organisateurs, l’objectif de cette session est de faire évoluer les 30 idées sélectionnées vers des business models viables, scalable (c’est-à-dire reproductible à grande échelle), et qui optimisent leur impact social. Certains participants, notamment des pays latins, expriment quelques appréhensions : peut-on viser un objectif de rentabilité sans dénaturer l’objet social du projet, et en maintenant la confiance des parties prenantes ? Pour les Anglo-Saxons, la question n’a pas l’air de se poser. Avec Romain, on se prête à l’exercice : comment reformuler Urban Farm Lease pour avoir un impact à l’échelle européenne, tout en générant des revenus qui nous permettraient de financer des formations pour un public de jeunes peu qualifiés ? C’est Max Bulakowsky, de l’accélérateur d’entreprises sociales Oksigen Lab qui sera notre mentor perso (On a du bol, d’autres projets partagent un coach pour 2 ou 3 équipes).

Lors de la 3e journée, chaque équipe est invitée à pitcher son idée remaniée (Redécouvrez le résumé en 180 secondes du projet ici). Le pitch ne fait pas partie du dossier élaboré que nous devons rendre pour accéder à la finale de la compétition, mais on devine en filigrane que ça fera la différence, surtout auprès des membres du jury qui n’ont pas eu l’occasion de faire le déplacement à Bilbao.